Publications

L’Observatoire publie une collection de Notes synthétisant des analyses sur les thèmes du bien-être. Les notes sont de trois types:

  1. Chaque trimestre, une note analyse les résultats du module bien-être de l’enquête CAMME (Conjoncture auprès des ménages) de l’INSEE, module financé par le CEPREMAP
  2. Des notes ponctuelles traitent de manière transversale d’une problématique liée au bien-être, exploitant tant les données trimestrielles que les autres sources de données disponibles
  3. Des notes ponctuelles rendent compte dans un format court et synthétiques d’articles de recherche

Les Notes de l’Observatoire du Bien-être portent l’ISSN 2646-2834.

Notes

Figure 1: Satisfaction de vie et Bonheur en France

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2018-08 : Le Bien-être des Français – Septembre 2018

Notre photographie du bien-être des Français prise en septembre2018 prolonge dans ses grandes lignes celle que nous avions faite en juin dernier. Après les fluctuations de 2017, la satisfaction de vie revient à son niveau de 2016, tandis que le sentiment de bonheur poursuit sa course ascendante, en particulier chez les hommes. Les perceptions de l’avenir individuel restent stables, mais celles de l’avenir collectif (France et Europe) sont reparties à la baisse. Si les générations sont à l’unisson dans leur appréciation de l’avenir national, nous retrouvons la stratification par âge, avec des jeunes plus optimistes, sur l’avenir de l’Europe. Nous observons depuis deux trimestres une dynamique contrastée dans la sensation d’avoir été exposé à de l’agressivité : ce sentiment diminue chez les femmes, et augmente chez les hommes. Nous suivrons avec attention ce phénomène, tout comme l’embellie récente dans la satisfaction vis-à-vis des relations de travail et du temps libre.

Figure 3 : Satisfaction de vie par type d'aire urbaine

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2018-07 : Bonheur rural, malheur urbain ?

Vaut-il mieux habiter à la campagne ou en ville ? Les mesures de bien-être subjectif pour la France font apparaître un avantage en faveur des campagnes :les ruraux sont plus heureux, plus satisfaits de leur vie, de leur logement, de leurs relations sociales, et se sentent plus en sécurité. Globalement, toutes ces métriques se dégradent avec la taille des agglomérations, pour atteindre un point bas à Paris,tandis que les inégalités de revenu font le chemin inverse. Exception à cette règle, les villes moyennes (20 000 à 100 000 habitants) ressortent comme particulièrement malheureuses : satisfaction de vie et indicateurs de qualité des relations sociales y apparaissent particulièrement dégradés.

Figure 2 : Niveau d'éducation et composantes du bien-être, contrôlés pour l’âge

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2018-06 : Diplôme, revenus et confiance

Faire des études contribue-t-il au bien-être des individus ? En croisant plusieurs sources de données françaises, nous mettons en évidence une relation claire entre niveau de diplôme et bien-être, que ce dernier s’exprime par la satisfaction de vie ou la confiance envers les autres. L’augmentation de la satisfaction de vie avec le niveau du diplôme transite largement par un effet de revenu : un diplôme plus élevé permet de mieux gagner sa vie, ce qui augmente la satisfaction de vie. Par contraste, le fait que les plus diplômés soient plus enclins à faire confiance aux autres ou à avoir confiance en l’avenir ne semble pas lié à leurs revenus : à revenus égaux, les plus diplômés sont plus confiants et optimistes que les moins diplômés.

Figure 2: Sens de la vie et Bonheur en France

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2018-05 : Le Bien-être des Français - Juin 2018

Pris au cœur des mouvements sociaux de juin 2018, ce portrait du bien-être en France diffère relativement peu de celui que nous pouvions établir en mars. La plupart des dimensions de notre enquête sont en légère amélioration, montrant que la tension du climat social en juin a eu un effet limité sur le ressenti d’ensemble de nos enquêtés. Après avoir un atteint un étiage en décembre 2017, le niveau des réponses moyennes à notre question « Avez-vous été heureux hier » poursuit la reprise amorcée en mars. Toutefois, ce mieux-être est le fait des hommes dans notre enquêtes, les femmes ne partageant en moyenne pas cette embellie. Il en va de même pour l’optimisme : le pessimisme moyen des femmes quant aux perspectives de la prochaine génération en France et en Europe s’accentue. Les hommes, eux, semblent retrouver de la confiance dans l’avenir national, mais partagent dans une certaine mesure une opinion assombrie des perspectives européennes.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2018-04 : Les Femmes et le sentiment d’(in)sécurité

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2018-04 : Les Femmes et le sentiment d’(in)sécurité

La sûreté est un aspect crucial de la vie quotidienne : l’insécurité est source de pression et d’anxiété, ce qui affecte négativement le bien-être. La présente étude dresse un portrait de la sécurité en France en combinant informations objectives et indicateurs subjectifs. La France se positionne dans la moyenne européenne, bien que l’on y observe un écart très marqué entre femmes et homme sur la perception de sa propre sécurité physique.

Figure 6 : La satisfaction de vie en Europe. 
Source : World Happiness Report 2017

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2018-03 : Le Bien-être des Français - Mars 2018

Notre enquête de mars 2018 dresse un portrait contrasté du bien-être en France. On sait que de manière générale, les Français sont modérément satisfaits dans les grandes dimensions du bien-être subjectif (satisfaction dans la vie, sentiment que leur vie a un sens, bonheur, anxiété, santé ressentie) mais sont pessimistes pour leur avenir personnel et plus encore pour l’avenir collectif de la France et de l’Europe. Pour autant, ils sont très satisfaits de leur environnement proche, qu’il s’agisse de liens sociaux, de sécurité personnelle ou d’exposition à l’agressivité. De même, leur travail et les relations qu’ils y entretiennent constituent des sources de satisfaction, de même que leur temps libre, même s’ils sont en moyenne moins satisfaits de l’équilibre travail/temps libre. Si sur le moyen terme ces évaluations sont assez stables, on observe des évolutions d’un trimestre à l’autre, révélant une dimension conjoncturelle des réponses à ces questions, même celles qui s’ancrent dans une vision de long terme, comme la satisfaction de vie. Si ces variations ne sont pas d’ampleur suffisante pour modifier le positionnement de la France, entre des pays du nord de l’Europe en moyenne plus heureux et des pays du sud de l’Europe qui le sont moins, elles traduisent des mouvements significatifs dans l’opinion, tantôt sur l’ensemble des enquêtés, tantôt aux extrêmes. Qu’est devenu le sursaut d’optimisme observé autour de l’élection d’Emmanuel Macron ? Si la confiance dans l’avenir a reflué et fluctué depuis l’élection, on observe que la part des pessimistes reste depuis l’élection inférieure à ce qu’elle était avant, tandis que la part des optimistes reste au-dessus de ses valeurs pré-élection.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2018-02 : Valoriser les espaces verts en milieu urbain par le bien-être des résidents

Le processus d’urbanisation rend difficile le maintien de zones pourtant essentielles à l’équilibre des écosystèmes urbains et l’espace est devenu une ressource rare dans les grandes villes. Les espaces verts et les parcs urbains étant primordiaux pour atteindre les objectifs fixés par la Commission Européenne en termes de climat et d’environnement, celle-ci a promu leur préservation en les intégrant aux politiques nationales et régionales au sein de l’Union Européenne (Commission Européenne, 2013). Certains gouvernements nationaux ont mis place des stratégies similaires : l’Allemagne a par exemple encouragé la sauvegarde des parcs urbains en les incluant dans son programme national de protection de la biodiversité (Ministère Fédéral de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sécurité Nucléaire, 2007)

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2018-01 : Le tournant de la quarantaine

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2018-01 : Le tournant de la quarantaine

Dans ne très nombreux pays, la moyenne des réponses à la question « Êtes-vous satisfait de la vie que vous menez » forme une courbe en U en fonction de l’âge : jeunes et jeunes retraités sont les plus satisfaits, les quadras les moins. Dans cette note, nous examinons la manière dont ce phénomène s’observe dans notre enquête au prisme de deux domaines, le travail et l’environnement quotidien. Dans ces deux domaines, la génération des quarantenaires, les « quadras », nés entre 1968 et 1978 dans notre enquête, se déclare particulièrement peu satisfaite. La satisfaction vis-à-vis du travail et celle vis-à-vis des relations de travail y est au plus bas, tandis que le sentiment d’exposition à l’agressivité et à l’insécurité y est au plus haut. À l’intérieur de cette crise globale, les cadres et les hommes sont particulièrement touchés par l’insatisfaction vis-à-vis de leur travail, tandis que les femmes sont les plus affectées par les sentiments d’agression et d’insécurité

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-12 : Optimisme et inquiétudes

Note de l'Observatoire du Bien être n°2017-12 : Optimisme et inquiétudes

En juillet dernier, nous constations qu’une vague d’optimisme avait touché les répondants à notre enquête. Les réponses aux questions relatives à l’avenir, traditionnellement moroses en France, s’étaient brusquement améliorées. Trois mois plus tard, une large part de cette vague est retombée, accréditant l’idée qu’il s’agissait d’un effet conjoncturel lié aux élections, sans qu’il soit possible à ce stade de savoir si les thèmes de la campagne ont amplifié cet effet. Sur un an, soit en comparant septembre 2017 à septembre 2016, nous constatons toutefois une amélioration progressive de cette perception de l’avenir. Le paradoxe français, écart entre un optimisme pour soi-même et un pessimisme quant à l’avenir collectif, semble donc se résorber lentement.

Note de l’Observatoire du Bien-être 2017-11 : Réduction du temps de travail et bien-être des travailleurs

Note de l'Observatoire du Bien-être 2017-11 : Réduction du temps de travail et bien-être des travailleurs

Alors que le passage aux 35 heures en France fait, presque vingt ans après, l’objet d’un débat ardent quant à ses conséquences sur l’emploi, l’analyse en termes de bien-être vient fournir un éclairage complémentaire pour évaluer l’impact de cette loi sur la satisfaction au travail et hors du travail. C’est l’objet d’un article récent consacré à l’impact des réformes du temps de travail au Portugal et en France.

Note de l’Observatoire du Bien-être 2017-10 : Jeux Olympiques et bien-être, un effet de courte durée

Note de l'Observatoire du Bien-être 2017-10 : Jeux Olympiques et bien-être, un effet de courte durée

Sur le plan financier, il semble établi qu’organiser les Jeux Olympiques est une opération perdante : effets induits sur l’investissement faibles, les spectateurs remplacent chassent des touristes qui seraient venus de toutes manières, et le coût final est la plupart du temps très au-delà du coût prévu. L’argumentaire des organisateurs met donc en avant des bénéfices intangibles, faisant des JO une source d’inspiration et d’enthousiasme. Une nouvelle étude contribue à l’évaluation de cet argument comparant le bien-être déclaré par les habitants de Londres (ville organisatrice), Paris (ville candidate) et Berlin lors des étés 2011, 2012 – année des Jeux – et 2013.

Note de l’Observatoire du Bien-être 2017-09 : Anticipations et confiance

Note de l’Observatoire du Bien-être 2017-09 : Anticipations et confiance

Dans une précédente note, nous mettions en évidence un choc d’optimisme suivant l’élection présidentielle de 2017. En utilisant une enquête différente, l’Eurobaromètre, cette note confirme l’existence de ce sursaut et permet d’en pousser plus loin l’analyse. Plus ancien, l’Eurobaromètre montre que si les élections présidentielles voient une augmentation de l’optimisme, l’enthousiasme observé en 2017 est nettement plus important que celui qui avait accompagné les élections de 2007 ou 2012. Cette hausse est d’autant plus intéressante qu’elle survient dans un contexte de défiance accrue vis-à-vis des médias et des partis politiques et dans une société de plus en plus politisée. De fait, Emmanuel Macron a réussi, au moment de son élection, à rassembler autour de lui l’essentiel du centre de l’espace politique français, ce à quoi n’était parvenu aucun de ses trois prédécesseurs. Parallèlement, centre-droit et centre-gauche se caractérisent par une hausse progressive de l’optimisme depuis le début du quinquennat Hollande, et ce en divergence croissante avec les anticipations des extrêmes du spectre politique.

Figure 1
Pourcentage d'individus se déclarant très insatisfaits de leur vie par orientation politique en France (1973-2016)
Source : Eurobaromètres. Lecture : entre les périodes 2005-2009 et 2010-2016, les individus se déclarant au centre du spectre politique (5 sur une échelle de 1 à 10) ont été de 1,8 points de pourcentage plus nombreux.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-08 : Du Mal-être au Vote Extrême

La montée du populisme et l’échec des partis traditionnels à l’élection présidentielle de 2017 remettent en question la pertinence des déterminants traditionnels du vote. Dans le contexte économique difficile du quinquennat Hollande, dans quelle mesure la montée du pessimisme en France a-t-elle nourri le vote contestataire ? Les enquêtes disponibles révèlent deux phénomènes marquants : d’une part, les extrêmes du spectre politique, et surtout l’extrême-droite, se distinguent par un niveau de mal-être et de pessimisme particulièrement fort, et qui ne s’explique pas entièrement par les caractéristiques sociales de cet électorat ; d’autre part, la différence de bonheur entre électeurs d’extrême gauche et électeurs d’extrême droite a évolué, surtout depuis le début des années 2010 : les électeurs les plus malheureux se situent désormais plus souvent à l’extrême droite qu’à l’extrême gauche.

Pour chaque question, les perspectives sont notées sur une échelle de 0 à 10. Pour ce graphique, 0 – 3 : dégradation, 4 – 6 stabilité, 7 – 10 : amélioration.
Source : Enquête Conjoncture auprès des ménages, INSEE et Plate-forme « Bien-être » de l’enquête Conjoncture auprès des ménages, INSEE / CEPREMAP

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-07 : Présidentielle : un choc d’optimisme

Il y a un an avait lieu la première vague de l’enquête trimestrielle organisée par l’Observatoire du bien-être du Cepremap. L’Observatoire avait publié un premier bilan du bien-être en France. La tonalité générale en 2016 était celle d’une France particulièrement pessimiste. Plus de deux tiers des Français estimaient que la vie des prochaines générations déclinerait et exprimaient des pronostics sombres sur la situation économique. Si les Français se disaient en général satisfaits de leur situation personnelle, l’écrasante majorité manifestait une forte inquiétude quant à l’avenir de la France et la possibilité d’un destin collectif, pessimisme auquel nous avons consacré une note. Un an plus tard, la France a repris des couleurs selon notre dernière vague d’enquête de juin 2017. La confiance dans les perspectives de la France dans son ensemble s’améliore considérablement, se rapprochant de l’optimisme des Français quant à leur situation personnelle. Ce dernier change d’ailleurs peu. Les évolutions sont frappantes depuis le précédent bilan de mi-2016, tant par leur ampleur que par l’homogénéité de leur direction, celle d’une vision plus positive de l’avenir. Si les Français ne voient pas encore la vie en rose, une grande partie du camp des pessimistes a basculé dans le camp des optimistes. Effet Macron ? Difficile de ne pas y voir une association. Nous avions montré dans une récente analyse de la relation entre bien-être et vote qu’un plus fort niveau d’optimisme caractérisait les électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour, quels que soient leur revenu, leur catégorie socio-professionnelle ou leur lieu de résidence. Par ailleurs, la forte hausse de l’optimisme en France se déroule entre nos deux vagues d’enquête pré- et post-élection présidentielle, avec une forte bascule des pessimistes vers le camp des optimistes. Effet Macron stricto sensu ? Les élections présidentielles sont traditionnellement associées à un regain d’optimisme dans les indicateurs de la confiance des ménages. Le temps et les enquêtes futures nous diront s’il y a eu un effet spécifique et durable lié au nouveau Président.

Figure 5 : Emploi, précarité, et partis extrêmes

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-06 : Google : espace politique, espace de préoccupations

Au regard des résultats de l’élection présidentielle de 2017 se pose aujourd’hui la question du lien entre certains facteurs socioéconomiques et idéologiques et la montée des partis extrêmes en France. Quelles sont les problématiques actuelles les plus représentatives de l’échiquier politique français ? Dans cette courte note, nous suggérons que les recherches internet pour des partis politiques sont liées à des préoccupations contemporaines bien spécifiques. Plus précisément, le Front National est plus souvent associé à des thématiques relatives à l’islamophobie, au terrorisme, et au mal-être, tandis que les recherches sur des partis d’extrême gauche sont concomitantes de problématiques économiques et environnementales. Derrière ces associations, cependant, se cachent des divergences régionales majeures. Les dynamiques de recherches Google révèlent, en outre, la montée du Front National et la profonde transformation à l’œuvre dans le milieu politique français.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-05 : Pessimisme des Français : est-ce une généralité ?

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-05 : Pessimisme des Français : est-ce une généralité ?

Plusieurs comparaisons internationales ont montré que les Français sont globalement plus pessimistes que les habitants de pays comparables. Ce pessimisme relatif d’ensemble recouvre cependant un paysage intérieur très contrasté, le revenu et la catégorie socioprofessionelle – au-delà du pur effet revenu – constituant des déterminants importants de l’optimisme individuel et collectif. Le niveau d’éducation, le genre, le lieu d’habitation ou encore la présence d’enfants sont également autant de déterminants dont nous explorons les effets sur le bien-être subjectif dans cette note.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-04 : La Vie au travail

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-04 : La Vie au travail

Comment ont évolué les conditions de vie au travail en France, depuis le début de la grande récession, en 2008 ? Dans cette radiographie, nous utilisons l’enquête SRCV, disponible annuellement entre 2008 et 2014, pour étudier la vie au travail telle que la ressentent les Français, ainsi que son évolution générale ces dernières années. Nous utilisons également la base de données EU-SILC de 2013, pour comparer la satisfaction vis-à-vis de l’emploi en France à celle des autres pays Européens. Le tableau qui se dégage est celui d’une France dans la moyenne européenne du point de vue de la satisfaction au travail, mais plus proche du niveau des pays d’Europe du Sud (plus faible) que des pays d’Europe du Nord (niveau de satisfaction plus élevé). La satisfaction au travail, dans ses multiples composantes, s’est dégradée depuis la crise de 2008.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-03 : Les Français inquiets pour l’avenir de leur pays

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-03 : Les Français inquiets pour l’avenir de leur pays

Bonheur, satisfaction dans la vie: où en sont les Français? Nous livrons ici les premiers enseignements d’une nouvelle enquête menée par l’Observatoire du bien-être du CEPREMAP et l’INSEE. Nous mobilisons également plusieurs grandes enquêtes françaises (SRCV, CREDOC) et internationales (SILC, ESS, Gallup). On découvre une France pessimiste, où l’économie est source d’inquiétude, occupe une place particulièrement importante dans la genèse du bien-être et différencie de plus en plus les groupes de la société et les régions françaises.

Variation de bien-être et vote FN en 2012

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017 – 02 : Bien-être et vote

Les catégories socio-économiques et géographiques traditionnelles du vote s’avèrent insuffisantes pour expliquer la forte pénétration du vote frontiste parmi des couches de la population aussi disparates que les jeunes, la classe moyenne ou la France périphérique et péri-urbaine. Leur point commun : le mal-être et le pessimisme, le vote Front National n’est plus celui des classes populaires mais des classes malheureuses. La France pessimiste vote FN, la France optimiste vote Macron.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-01 : 4 points sur le bien-être des Français

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-01 : 4 points sur le bien-être des Français

Un module « Bien-être des ménages » intégré à l’enquête Camme de l’Insee a été mis en place dans le cadre d’un partenariat entre l’Insee et l’Observatoire du Bien-être du Cepremap. S’il faudra attendre plusieurs vagues pour en analyser les évolutions, les deux premières enquêtes mettent déjà en évidence quatre points saillants de la perception que les enquêtés ont de leur bien-être : Un fort pessimisme quant à l’avenir de la France ; Une profonde insatisfaction sur les dimensions économiques ; Une relative satisfaction quant à la situation et aux perspectives individuelles ; La nostalgie d’un passé perçu comme plus heureux. Ainsi, le contexte économique et, plus globalement l’avenir de la prochaine génération les inquiètent bien plus que leur propre situation personnelle.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2016-03 : Emploi et bien-être

Note de l’Observatoire du Bien être n°2016-03 : Emploi et bien-être

L’emploi joue un rôle important dans l’économie et le tissu social. Dans quelle mesure le travail contribue-t-il à la satisfaction et au bien-être ? Cette radiographie montre les grandes lignes de cette relation, selon la situation familiale et le genre, et explique comment la situation d’emploi contribue aux disparités de bien-être géographique en France. En France, avec un taux de chômage de plus de 10% pour l’ensemble de la population et de plus de 20% pour les jeunes, le rôle de l'emploi pour le bien-être est important. Le travail est à la fois une source de revenu, et un vecteur de sociabilité et de sentiment d’utilité sociale. Pour mieux comprendre comment l’emploi est lié au bien-être, nous nous appuyons dans cette Note bien-être sur l’enquête SRCV de 2013.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2016-02 : Confiance et bien-être

Note de l’Observatoire du Bien être n°2016-02 : Confiance et bien-être

Quelle est l’importance de confiance pour le bien-être subjectif ? La confiance dans les institutions et à l’égard de son entourage sont des composantes du capital social, qui est important pour l’individu et la société. Cependant, la confiance est dans certains cas tellement corrélée au bien-être qu’il peut sembler difficile de comprendre réellement la relation entre ces deux dimensions. Confiance et satisfaction dans la vie vont-ils toujours de pair ? Quels renseignements additionnels nous apportent les mesures de confiance ? Cette note, qui s’appuie sur l’enquête INSEE sur les ressources et conditions de vie de 2013, montre que satisfaction et confiance sont généralement positivement corrélées, mais qu’il peut également y avoir des divergences entre les deux mesures dans certains cas. En examinant ces divergences, nous pouvons mieux comprendre notre société.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2016-01 Revenu et bien-être

Note de l’Observatoire du Bien être n°2016-01 Revenu et bien-être

L’argent fait-il le bonheur ? Dans cette Note nous examinons les grandes lignes de la relation entre niveau de vie et bien-être en utilisant les données d’une enquête annuelle de 14 000 habitants en France réalisée par l’INSEE (Dispositif SRCV[1]). Dans la dernière enquête disponible – l’enquête de 2013 –, à la question « Sur une échelle de 0 à 10, indiquez votre satisfaction concernant la vie que vous menez actuellement », les sondés répondent en moyenne 7.1. Mais cette moyenne cache des disparités. Les plus riches sont-ils les plus satisfaits ? Une augmentation du niveau de revenus est positivement corrélée avec la satisfaction pour la vie en général, mais pas de la même façon pour les plus pauvres et les plus aisés, et pas dans la même mesure pour les différents domaines de la vie (loisirs, logement, relations sociales, travail). Monter dans l’échelle des revenus améliore réellement le bien-être des plus pauvres, mais, à partir d’un certain niveau de richesse, gagner encore plus apporte une augmentation de satisfaction beaucoup plus modeste. Et si avec plus d’argent on peut s’offrir un meilleur logement et de meilleurs loisirs, l’argent n’achète pas les relations sociales…