L’Axe 1 du CEPREMAP regroupe les activités de recherche en macroéconomie.

Observatoire Macroéconomie

Direction : François Langot, Fabien Tripier

Page dédiée : Observatoire Macro

Quelles sont les incertitudes autour du projet de loi de finances 2024 ?

Quelles sont les incertitudes autour du projet de loi de finances 2024 ?

Note de l’Observatoire Macro n°2023-03 Les projections concernant l’activité économique et les finances publiques du projet de loi de finances (PLF) 2024 prévoient, sur la période 2023-2027, de stabiliser le ratio de la dette publique...

Note de l’Observatoire Macro n°2023-02. Projections de la dette publique française : un manque d’ambition risqué

Note de l’Observatoire Macro n°2023-02. Projections de la dette publique française : un manque d’ambition risqué

Le projet de loi de finances 2024 du gouvernement vise à stabiliser la dette publique rapportée au PIB dans les années à venir. Il prévoit seulement une très légère décrue à l’horizon 2027 : de 109,6 % en 2023 à 108,3 % en 2027. Dans cette note, nous discutons de la plausibilité de cette dynamique, et du risque de remontée de la dette publique, puisque le budget est présenté avec des déficits primaires de façon continue sur la période.

Valeurs moyennes pour la période 2024-2027.

Note de l’Observatoire Macro n°2023-01 – Taxe carbone : quelles politiques macroéconomiques pour favoriser son acceptabilité ?

Dans la perspective de la transition énergétique de la France, cette note évalue l’efficacité des politiques macroéconomiques de court terme visant à favoriser l’acceptabilité sociale d’une taxe carbone.

Note de l’Observatoire Macro n°2022-05 – Loi de finance 2023 : quel impact a eu le bouclier tarifaire sur la croissance, l’inflation, la dette publique et les inégalités ?

Note de l'Observatoire Macro n°2022-05 – Loi de finance 2023 : quel impact a eu le bouclier tarifaire sur la croissance, l’inflation, la dette publique et les inégalités ?

En 2021, lors de l’adoption de la loi de finance 2022 les prévisions de croissance étaient de 6,2 % pour 2022 et 3,7 % pour 2023. Ces prévisions d’une forte reprise de l’économie à la sortie de la crise liée au Covid-19 ont dû être fortement revues à la baisse suite au déclenchement de la guerre en Ukraine et la crise énergétique qui a frappé l’économie mondiale. Dans un contexte de forte hausse des prix de l’énergie, la loi de finance 2023 inclus une reconduction du « bouclier tarifaire », mesure exceptionnelle prise en 2022 visant à subventionner les prix de l’énergie pour atténuer leurs effets inflationnistes. Notre évaluation du bouclier tarifaire, pour les deux années sur lesquelles le gouvernement s’est engagé, indique qu’il a permis de gagner 1,7 point de croissance en 2022 et 0,08 point en 2023, l’inflation étant pour sa part réduite de 1,1 point en 2022 et de 1,8 point en 2023. Le coût de cette mesure, étant évalué à 110 milliards sur deux ans, la dette publique restera à niveau élevée (112,5 % du PIB) jusqu’en 2027, malgré les efforts budgétaires affichés dans la loi de finance 2023. En dépit de l’absence de ciblage, le bouclier tarifaire permet de contenir la hausse des inégalités induite par la crise énergétique frappant d’abord les ménages les moins favorisés. Nos évaluations indiquent qu’en présence du bouclier tarifaire, les ménages les plus favorisés consommeront jusqu’à 2,4 fois plus que les ménages les plus défavorisés entre 2022 et 2023. En l’absence du bouclier tarifaire, les inégalités de consommation auraient été encore plus importantes. Les ménages les plus favorisés auraient en effet consommé jusqu’à 2,5 fois plus que les ménages défavorisés. Enfin, notre analyse montre qu’une indexation des salaires aurait fortement réduit l’efficacité du bouclier tarifaire, faisant perdre 0,6 point de croissance en 2022 et faisant passer la dette à 114 % du PIB en 2027. Une relance par la demande, via des transferts subventionnant la consommation incompressible d’énergie, aurait également réduit la croissance moyenne sur ces deux années et conduit à un niveau plus important de dette publique (119 % du PIB).

Graphique 1. De la distribution de l'inflation historique en France ...

Note de l'Observatoire Macro n°2022-04 : Le risque d'inflation en France et en Allemagne : le rôle des chaînes de valeur

L’économie française est confrontée à une forte inflation inédite depuis les années 1970. Ce retour de l’inflation est d’autant plus marquant que durant la décennie précédente dominait au contraire la crainte d'une trop faible inflation, voire d'une déflation. Face à cet enchaînement de craintes, il est utile de disposer d’évaluations des risques d’inflation extrême. Quelle est la probabilité que l’inflation dépasse 10 % l’année prochaine ? Ou au contraire quelle serait la probabilité de connaître une inflation négative ? Cette note s’appuie sur une mesure de la distribution de l'inflation prévue à l'horizon d'une année qui permet de calculer des prévisions d'inflation selon différents seuils de risque. Pour la France, nous estimons qu’il y a 10 % de chance que l’inflation dépasse de 5,8 % d’octobre 2022 à septembre 2023. Cet indicateur de risque de forte inflation connaît un léger repli au cours des derniers mois. Il avait atteint son pic en décembre 2021 avec un risque à 10 % de voir l’inflation dépasser 7,26 % au cours de l’année 2022. A l’inverse en décembre 2008, au cœur de la grande récession, il y a avait seulement 10 % de chance de dépasser le seuil d’inflation de 0,9 %. Pour l'Allemagne, marquée par une plus forte inflation que la France, ce seuil de risque de forte inflation à 10 % a atteint sa plus haute valeur en décembre 2021, à 11,6%) et situe actuellement à 9,1 % pour la période octobre 2022 à septembre 2023. L'analyse des déterminants économiques de ces prévisions d'inflation révèle que l'exposition aux pressions sur les chaînes de valeur a joué un rôle clef dans la divergence des risques d'inflation entre la France et l’Allemagne. La sensibilité du risque de forte inflation aux pressions sur les chaînes de valeur est près de deux fois plus importante en Allemagne qu'en France. Nous estimons que si la France avait la même sensibilité aux chaînes de valeur que l'Allemagne, le risque de forte inflation aurait été supérieur de 1,65 points de pourcentage en moyenne depuis 2020. L'évolution du contexte politique et économique international sera donc crucial, par ses effets sur les chaînes de valeur, pour limiter la divergence des risques d'inflation entre les économies allemande et française.

Dynare

Dynare est une plateforme logicielle qui permet de manipuler une grande variété de modèles économiques, en particulier les modèles dynamiques et stochastiques d’équilibre général (DSGE) et les modèles à générations imbriquées (OLG).

Responsables : Stéphane Adjémian, Sébastien Villemot

Site propre : Dynare.org

DBnomics

DBnomics est un aggégateur de séries économiques de référence. Il permet de consulter sur une même plate-forme un immense univers de données et d’appeler depuis vos outils statistiques les versions journalisées.

Site propre : db.nomics.world