Observatoire du Bien-être

L’Observatoire du bien-être au CEPREMAP soutient la recherche sur le bien-être subjectif en France et dans le monde.

Il  réunit des chercheurs de différentes institutions appliquant des méthodes quantitatives rigoureuses et des techniques novatrices. Les chercheurs affiliés à l’Observatoire travaillent sur la mesure du bien-être subjectif et sur ses déterminants, dont l’éducation, la santé, les relation sociales, la confiance et l’environnement économique.

Un rôle important de l’Observatoire est de développer notre compréhension du bien-être en France: son évolution au fil du temps, sa relation avec le cycle économique, les écarts en terme de bien-être entre différents groupes de population  ou régions, et enfin la relation entre politiques publiques et bien-être.

Notre travail de diffusion des résultats de la recherche passe par nos publications, accessibles au grand public, un travail de veille et de curation par notre compte Twitter @ObsBienEtre, un Tableau de bord du bien-être en France, qui restitue les résultats de notre enquête trimestrielle, et des outils interactifs pour vous situer dans la distribution du bien-être en France, et découvrir ce que nos recherche Google révèlent de l’état des pays.

En savoir plus sur l’Observatoire avec notre présentation détaillée et nos thèmes de recherche.

Les Français, le bonheur et l’argent

Yann Algan, Elizabeth Beasley, Claudia Senik, Opuscule du CEPREMAP n°46.

Bonheur, satisfaction dans la vie, confiance et optimisme : où en sont les Français ? Il existe une spécificité française en matière de bien-être et ce livre met en lumière plusieurs paradoxes.
Les Français se disent moins heureux et plus pessimistes que la plupart des citoyens des autres pays européens ; ce mal-être concerne avant tout les questions économiques ; et c’est en France que la relation entre bonheur et argent est la plus forte. Ceci vient sans doute de leur défiance vis-à-vis des institutions : ne pouvant plus compter sur elles pour organiser leur destinée collective et les protéger contre les principaux risques de la vie, les Français se replieraient sur leurs ressources personnelles. Au malheur collectif s’oppose alors un bonheur privé.
Mal-être et défiance se traduisent par un processus de polarisation politique, avec la montée de l’extrême droite notamment. Lors des dernières élections présidentielles, le vote en faveur d’Emmanuel Macron ou de Marine Le Pen a marqué le clivage entre optimistes et pessimistes. Quelle que soit sa postérité, le sursaut d’optimisme du mois de juin 2017 montre que, même si l’état d’esprit des Français est si ancien qu’il finit par se confondre avec une attitude culturelle, il n’est pas pour autant irréversible.

Les Notes de l’Observatoire

Accéder à la liste complète de nos publications.

L’Observatoire publie une collection de Notes synthétisant des analyses sur les thèmes du bien-être. Les notes sont de trois types:

  1. Chaque trimestre, une note analyse les résultats du module bien-être de l’enquête CAMME (Conjoncture auprès des ménages) de l’INSEE, module financé par le CEPREMAP
  2. Des notes ponctuelles traitent de manière transversale d’une problématique liée au bien-être, exploitant tant les données trimestrielles que les autres sources de données disponibles
  3. Des notes ponctuelles rendent compte dans un format court et synthétiques d’articles de recherche

Nos dernières notes

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2019-06 : Le Bien-être des Français – Juin 2019 : La stabilisation se confirme

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2019-06 : Le Bien-être des Français – Juin 2019 : La stabilisation se confirme

2019 - 06 - Le Bien-être des Français - juin 2019Télécharger La vague de juin de notre enquête trimestrielle sur le bien-être subjectif...

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2019-05 : La France et l’Europe

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2019-05 : La France et l'Europe

En avril, l’INSEE a publié un panorama positionnant la France par rapport aux autres pays de l’Union européenne sur une vaste gamme d’indicateurs objectifs. Nous mettons ici ces indicateurs en regard de l’évaluation subjective de situation par les Français et par les habitants des autres pays de l’Europe ou de l’OCDE. En balayant un vaste ensemble d’indicateurs, nous mettons à nouveau en évidence une forme de pessimisme et de mal-être français. Les évaluations que donnent les Français de leur situation sont presque toujours plus sombres que ce que voudrait le positionnement du pays sur des métriques objectives. Cet écart est révélateur des craintes comme des aspirations des Français. À bien des égards, la France est proche des moyennes européennes, souvent un peu en retrait dans les dimensions économiques par rapport à ses voisins du nord, l’Allemagne constituant un point de comparaison quasi-systématique, mais mieux situés que ses voisins du sud, Espagne et Italie en tête. La faible dynamique de l’économie française depuis 2008 joue certainement un rôle dans le pessimisme des Français, qui ont l’impression de voir leur pays faire du sur-place, tandis que d’autres progressent ou rebondissent. Cependant, le phénomène touche aussi des dimensions à l’évolution plus lente, comme le sentiment d’être en bonne santé ou la confiance interpersonnelle.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2019-04 : Le Bien-être des Français – Mars 2019 :  Un retour à la normale

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2019-04 : Le Bien-être des Français – Mars 2019 : Un retour à la normale

Après une vague de décembre marquée par une dégradation généralisée des indicateurs de bien-être subjectif – dégradation que nous avons mis en relation avec le mouvement des Gilets jaunes – la vague de mars de notre enquête montre un rebond de la plupart de ces indicateurs à leurs niveaux moyens observés depuis deux ans. En miroir de ce que nous observions au trimestre dernier, ce retour à une forme de normalité touche de manière assez homogène toutes les couches de la société, et concerne aussi l’appréciation que les enquêtés font de leurs perspectives d’avenir. Deux éléments de ce rebond retiennent particulièrement notre attention. D’une part, les indicateurs liés au travail et à l’équilibre des temps de vie s’établissent au-delà d’un simple retour à la moyenne. Ils semblent avoir repris le chemin d’une amélioration progressive dont nous avions déjà décelé des indices l’année dernière. Cette trajectoire pourrait traduire les ressentis de l’amélioration progressive du marché du travail en France. D’autre part, si le tiers des ménages les plus modestes en termes de revenus partage l’embellie quant à la perception de leur avenir personnel, la satisfaction exprimée vis-à-vis de leur situation actuelle ne s’est pas significativement améliorée depuis décembre. Cette disjonction entre un avenir qu’on pense pouvoir être meilleur et une situation présente vue comme difficile reste le signe d’une situation politique et sociale potentiellement fragile.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2019-03 : Qui sont les Gilets jaunes et leurs soutiens ?

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2019-03 : Qui sont les Gilets jaunes et leurs soutiens ?

Ce travail propose pour la première fois d’étudier les clivages cachés du soutien aux Gilets jaunes à partir des données de l’enquête du Baromètre de la confiance du CEVIPOF. Nous montrons que le soutien au mouvement entérine l’effacement de l’axe droite-gauche traditionnel. Les Gilets jaunes réunissent des personnes dont les taux de satisfaction dans la vie sont très faibles, indépendamment de leur accord sur les moyens d’y répondre. Ce sont majoritairement d’anciens électeurs de Marine Le Pen, de Jean-Luc Mélenchon ou des abstentionnistes (dans cet ordre). Ils partagent une critique plus radicale de l’État et du gouvernement que l’un et l’autre de ces électorats, tout en ayant des positions plus médianes sur des questions morales comme la tolérance à l’égard des minorités. L’analyse de la géographie des ronds-points confirme le caractère original de ce mouvement. Le Nord-Est et le Sud-Ouest sont les points forts de la mobilisation, soit les deux régions où Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon ont fait leurs meilleurs scores.

Lecture  : En moyenne, les répondants sont 27% à se déclarer malheureux selon notre définition. Dans les villes moyennes, ils sont presque 3,5 points de pourcentage plus nombreux (30,5%).

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2019-01 : La France Malheureuse

La vaste contestation que représente le mouvement des Gilets Jaunes s’enracine pour nous dans un sentiment profond et durable de mal-être et d’insatisfaction des personnes vis-à-vis de leur vie et de leurs perspectives d’avenir. Afin de contribuer à la compréhension de ce mouvement et de sa composition sociale, nous dressons dans cette note un portrait en trois temps du mal-être en France tels que le révèlent nos indicateurs subjectifs. Qui sont les malheureux en France ? Nous montrons que si les marqueurs de statut social que sont le diplôme, l’emploi et le revenu structurent l’exposition au mal-être, ce dernier touche une large frange de la population associée aux classes populaires et moyennes. Dans la lignée de notre note de novembre dernier, « Bonheur rural, malheur urbain », nous revenons sur la situation des villes moyennes. Celles-ci affichent un niveau de bien-être moyen inférieur, et une proportion plus forte de malheureux. Cet écart s’explique en partie par une sur-représentation en leur sein des catégories les plus malheureuses, ce qui se conjugue avec des niveaux de revenus plus faibles et une dynamique démographique en berne. En nous focalisant sur les malheureux de ces villes, nous mettons cependant en évidence un effet local supplémentaire : au sein de ces villes, le malheur et l’insatisfaction vis-à-vis des relations avec les proches s’expriment plus fortement dans la quasi-totalité des couches de la population. Il se manifeste donc dans ces agglomérations une dynamique négative, qui pèse sur le bien-être de l’ensemble de leurs habitants.

Visualiser le bonheur

L’Observatoire a contribué au projet SOWELL! d’analyse du bien-être subjectif. En collaboration avec le Medialab de Sciences Po, nous avons conçu des outils interactifs pour saisir vous-mêmes les résultats de nos travaux de recherche.

Dans le comparatif du bien-être, vous découvrez ce que notre modèle de bien-être prédit en fonction de votre profil socio-économique, et comment cela se compare au reste de la société française.

Dans notre indice Big data du bonheur, nous montrons comment, de janvier 2008 à avril 2016, les requêtes sur le moteur de recherche Google permettent de prendre une température instantanée des craintes et des espoirs des Français et des Américains, ouvrant ainsi la voie à une mesure instantanée de l’état d’esprit des populations au travers de leurs recherches Internet.

Conférences

Inequality and Happiness : une conférence par Andrew Clark

L'Université du Luxembourg a mis en ligne la captation d'une conférence (en anglais) donnée par Andrew Clark sur les relations entre inégalités et bien-être.

Contraindre ou inciter ? Le politique et le changement des comportements individuels

Contraindre ou inciter ? Le politique et le changement des comportements individuels

Intervention à une table ronde organisée par l'IEA de Paris à l'occasion de la Nuit des débats 2018 le 07 décembre 2018.

Affiche de la conférence du 17 octobre 2018 pour le Conseil de développement de l'Eurométropole de Strasbourg

Conférence « Le Bien-être subjectif au service du développement local »

Le Conseil de développement de l'Eurométropole de Strasbourg a conduit en 2017 une enquête en ligne, co-construite avec les habitants, sur le thème du bien-être et la qualité de vie. Suite à la parution en avril-mai 2018 d'une première restitution, le Conseil de développement a sollicité l'Observatoire du bien-être du CEPREMAP pour une conférence portant sur l'économie du bien-être subjectif, avec un accent particulier sur les méthodes de mesure, les déterminants et l'utilisation de cette métrique dans la conduite d'actions par les collectivités locales.

Le Bonheur, une politique ?

Le Bonheur, une politique ?

Le 30 mars 2017, l'École Normale Supérieure a accueilli une conférence pluridisciplinaire intitulée Le Bonheur, une politique ? Les chercheurs de l'Observatoire y ont présenté leurs travaux sur l'état du bien-être des Français, les relations entre bien-être et comportement de vote, ainsi que les enseignements tirés des enquêtes de panel.

Ressources et perspectives sur le bien-être

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