A quarterly survey of well-being in France

Starting in June 2016, a module on “Well-being of households” has included in the consumer confidence survey carried out by INSEE on a quarterly frequency.  Surveys on well-being will be carried out in March, June, September and December of each year, with a sample size of 2000 households.  This survey is a partnership between INSEE and the Well-being Observatory of CEPREMAP.

This quarterly indicator will eventually become an aggregate indicator of well-being.  This goal cannot be achieved in the immediate future, since a relatively long time series is needed to allow for the adjustment of seasonal trends.  In the meantime, CEPREMAP is preparing regular notes to give a picture of well-being in France and the relationship of well-being to the economic cycle. Here is the full list of the Notes (in French) using this data source. We also maintain a Dashboard with updated quaterly results.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2020-02 : Le Bien-être des Français – Décembre 2019

Alors que la vague de décembre 2018 avait affiché une nette dégradation des principaux indicateurs de bien-être, que nous avions mise en relation avec la crise des Gilets jaunes, celle de décembre 2019 ne porte qu’une trace limitée du conflit social concernant la réforme des retraite. La satisfaction dans la vie et la perception de l’avenir personnel restent à leurs niveaux observés depuis le début de l’année, tandis que le sentiment d’être heureux et l’exposition à l’agression, plus en prise avec l’environnement immédiat, se détériorent. Les indicateurs relatifs à la situation de long terme demeurent à des niveaux plus faibles que ceux observés depuis 2017, traduisant un pessimisme durable dans les perspectives d’avenir collectif – le projet de réformes des retraites ne semble pas avoir sur ce point suscité ni la perception d’une amélioration ni d’une dégradation de la situation de la prochaine génération en France.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2019-08 : Le Bien-être des Français – Septembre 2019

La vague de septembre de notre enquête trimestrielle sur le bien-être subjectif s’inscrit largement dans la continuité des éditions précédentes : après une chute brutale en décembre 2018 sur fond de crise sociale, ces indicateurs retrouvent leurs niveaux moyens des trois dernières années. Ce retour au statu quo ante signifie également que les gains qui avaient été enregistrés pendant ou après l’élection présidentielle, en particulier sur la perception de l’avenir, ont été effacés. Ainsi, l’appréciation des perspectives de la prochaine génération en France retrouve ce trimestre son niveau bas de 2016. Par ailleurs, nous mettons en évidence quelques signes de fragilité. Si la satisfaction dans la vie s’est bien relevée depuis décembre 2018, la satisfaction vis-à-vis du niveau de vie n’a de son côté pas retrouvé son niveau antérieur : le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure, qui peut peser à terme sur les autres indicateurs. Le retour d’un pessimisme vis-à-vis de l’avenir collectif est également le signe d’espoirs déçus, qui affaiblissent d’autant le soutien potentiel aux réformes d’ampleur.

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2019-06 : Le Bien-être des Français – Juin 2019 : La stabilisation se confirme

La vague de juin de notre enquête trimestrielle sur le bien-être subjectif confirme le retour à la normale observé en mars, après le grand trou d’air de décembre. Les principaux indicateurs de bien-être subjectif se maintiennent à des niveaux proches de leur moyenne observée depuis maintenant trois ans que nous conduisons cette enquête tous les trimestres. Les ménages les plus modestes en particulier consolident l’amélioration de leur perception quant à leur situation personnelle et leurs perspectives futures. Toutefois, notable que nous avions observée en mars sur les dimensions relatives au travail ne s’est pas confirmée. Dans leur ensemble, ces indicateurs reviennent eux aussi à leur niveau de long terme, alors qu’ils semblaient sur une trajectoire d’amélioration. Cet effet est particulièrement marqué pour les ménages modestes, qui n’ont jamais été aussi peu satisfaits de leur travail depuis que nous avons commencé cette enquête. Une fois de plus, le travail semble constituer un point de fragilité dans la société française.

Pour chaque question, les perspectives sont notées sur une échelle de 0 à 10. Pour ce graphique, 0 – 3 : dégradation, 4 – 6 stabilité, 7 – 10 : amélioration.
Source : Enquête Conjoncture auprès des ménages, INSEE et Plate-forme « Bien-être » de l’enquête Conjoncture auprès des ménages, INSEE / CEPREMAP

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-07 : Présidentielle : un choc d’optimisme

Il y a un an avait lieu la première vague de l’enquête trimestrielle organisée par l’Observatoire du bien-être du Cepremap. L’Observatoire avait publié un premier bilan du bien-être en France. La tonalité générale en 2016 était celle d’une France particulièrement pessimiste. Plus de deux tiers des Français estimaient que la vie des prochaines générations déclinerait et exprimaient des pronostics sombres sur la situation économique. Si les Français se disaient en général satisfaits de leur situation personnelle, l’écrasante majorité manifestait une forte inquiétude quant à l’avenir de la France et la possibilité d’un destin collectif, pessimisme auquel nous avons consacré une note. Un an plus tard, la France a repris des couleurs selon notre dernière vague d’enquête de juin 2017. La confiance dans les perspectives de la France dans son ensemble s’améliore considérablement, se rapprochant de l’optimisme des Français quant à leur situation personnelle. Ce dernier change d’ailleurs peu. Les évolutions sont frappantes depuis le précédent bilan de mi-2016, tant par leur ampleur que par l’homogénéité de leur direction, celle d’une vision plus positive de l’avenir. Si les Français ne voient pas encore la vie en rose, une grande partie du camp des pessimistes a basculé dans le camp des optimistes. Effet Macron ? Difficile de ne pas y voir une association. Nous avions montré dans une récente analyse de la relation entre bien-être et vote qu’un plus fort niveau d’optimisme caractérisait les électeurs d’Emmanuel Macron au premier tour, quels que soient leur revenu, leur catégorie socio-professionnelle ou leur lieu de résidence. Par ailleurs, la forte hausse de l’optimisme en France se déroule entre nos deux vagues d’enquête pré- et post-élection présidentielle, avec une forte bascule des pessimistes vers le camp des optimistes. Effet Macron stricto sensu ? Les élections présidentielles sont traditionnellement associées à un regain d’optimisme dans les indicateurs de la confiance des ménages. Le temps et les enquêtes futures nous diront s’il y a eu un effet spécifique et durable lié au nouveau Président.

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-05 : Pessimisme des Français : est-ce une généralité ?

Note de l’Observatoire du Bien être n°2017-05 : Pessimisme des Français : est-ce une généralité ?

Plusieurs comparaisons internationales ont montré que les Français sont globalement plus pessimistes que les habitants de pays comparables. Ce pessimisme relatif d’ensemble recouvre cependant un paysage intérieur très contrasté, le revenu et la catégorie socioprofessionelle – au-delà du pur effet revenu – constituant des déterminants importants de l’optimisme individuel et collectif. Le niveau d’éducation, le genre, le lieu d’habitation ou encore la présence d’enfants sont également autant de déterminants dont nous explorons les effets sur le bien-être subjectif dans cette note.