Well-Being Observatory

Who are we?

The Well-Being Observatory fosters and promotes research on subjective well-being in France. It gathers a network of researchers from many institutions, relying on quantitative approaches to subjective well-being, its measurement and factors, such as health, education, relationships, trust, etc.

We especially strive to document and understand the evolution of subective well-being in France, through time, economic cycles, as well as gapts between social groups or territories. We promote subjective well-being as a key tool for the design and evaluation of public policy, following the insights of the 2008 Stiglitz-Sen-Fitoussi Commission.

We disseminate research results through Notes intended to a broad audience of academics, professionnals, people working in administrations and in the private sector. To our network of researcher, we provide a service of curation through a newsletter and we establish points of contact between researchers and administrations. Due to our focus on France, our main publications are in French.

Recent research

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2021-02 : Ces enseignants qui nous marquent

Le suivi d’une cohorte d’enfants permet de mettre en évidence l’influence sur le long terme que peuvent avoir les enseignants sur leurs élèves. Les travaux de Sarah Flèche à partir d’une cohorte britannique montrent que les enseignantes et enseignants du primaire ont un effet non seulement sur les notes de leurs élèves, mais aussi sur leurs compétences non-cognitives (par exemple l’estime de soi, la persévérance, ou encore les relations interpersonnelles). Cet effet s’observe à court terme sur les notes, mais s’estompe avec les années. Cependant, si l’effet sur les notes diminue au fil du temps, on continue à observer une influence des enseignants sur la réussite de leurs élèves à long terme, que ce soit à travers l’accès à l’université, l’insertion sur le marché du travail, leur santé mentale ou leurs comportements. La capacité des enseignants à améliorer les performances cognitives de leurs élèves ne va pas nécessairement de pair avec leur capacité à améliorer la dimension non-cognitives. Les capacités à faire progresser les élèves dans l’un ou l’autre constituent deux compétences séparées. Ces compétences ne semblent pas s’acquérir principalement avec l’expérience, puisque l’âge, le nombre d’années d’exercice ou la confiance que les enseignants ont dans leurs pratiques ne semblent pas liées à la valeur ajoutée mesurée. En revanche, les pratiques pédagogiques mises en place par l’enseignant contribuent significativement à expliquer les différences de progressions entre élèves.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2021-01 : Le Bien-être des Français – Décembre 2020

D’un confinement à l’autre, l’année 2020 a été marquée par des variations importantes dans l’évaluation que les Français ont de leur bien-être. Alors que le mois de juin marquait un point haut pour la plupart de nos indicateurs, décembre 2020 – avec une enquête intégralement conduite pendant le second confinement, marque un repli par rapport à juin. D’un côté, les dimensions relatives à l’état émotionnel semblent très fortement affectées par la situation de confinement : anxiété face à la situation sanitaire, isolement relationnel forcé, arrêt d’un grand nombre d’activités pèsent sur le bien-être des ménages. D’un autre côté, la satisfaction à l’égard du niveau de vie, reflétant plus les conditions matérielles, ou encore celle à l’égard du travail restent relativement élevées. Ainsi, si la satisfaction dans la vie, qui combine tous ces éléments, se replie nettement, il ne fait pour l’instant que retrouver son niveau moyen d’avant la pandémie. Ces mouvements opposés des différentes composantes du bien-être suggèrent ainsi que l’épidémie a rendu plus saillantes les dimensions non-matérielles du bien-être, en particulier le rôle joué par les relations sociales.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2020-09 : Twitter, mesure du bien-être ?

Depuis sa création en 2006, le service de micro-blogging Twitter a acquis une place centrale dans la circulation et la diffusion d’informations dans de nombreux pays. Le caractère public de la plupart des messages (tweets), la présence de publics divers et la simple masse des messages en fait un révélateur des mécanismes de diffusion des nouvelles ou de l’état d’esprit des utilisateurs prisé par les chercheurs. De nombreux travaux récents ont tenté d’extraire de Twitter des informations sur l’état de l’opinion et sur le bien-être ressenti par la population. Plutôt destinée à un environnement de recherche, cette note présente brièvement une sélection d’articles, mettant un accent sur les méthodes utilisées et les résultats obtenus. Sans prétendre à l’exhaustivité, ce survol nous semble restituer une image assez fidèle de l’état de l’art et de ses limites quant à l’utilisation qui peut être faite de Twitter comme révélateur du bien-être ou des orientations politiques d’une population.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2020-08 : Le Bien-être des Français – Septembre 2020

Après un baromètre de juin qui montrait une amélioration du bien-être subjectif à l’issue du confinement, celui de septembre affiche une image plus contrastée. La plupart des métriques sont partiellement en repli, mais restent à un niveau supérieur à celui d’il y a un an. Ce repli est plus marqué pour les ménages plus aisés et les classes moyennes, tandis que le tiers inférieur des ménages en termes de revenu continuent à avoir une appréciation plus positive. Le travail demeure un lieu de satisfaction important, là aussi particulièrement pour les ménages les plus modestes, probablement plus exposés à la crainte du chômage. L’environnement immédiat perd en partie de son caractère protecteur. Reflet peut-être de l’obligation de plus en plus générale du port du masque, les hommes en particulier expriment un moindre sentiment de sécurité dans leur quartier que dans les enquêtes précédentes.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2020-05 : Le Bien-être des Français – Mars 2020

Réalisée début mars, notre enquête trimestrielle su le bien-être en France donne l’image d’une population encore peu inquiète des conséquences d’une épidémie qui ne semblait alors toucher que la Chine et l’Italie. Les répondants avaient alors une opinion plutôt positive de leur situation et de leurs perspectives individuelles. Leur opinion négative quant à l’avenir du pays dans son ensemble et leur moral au quotidien plutôt en berne ne faisaient que poursuivre un mouvement installé sur l’ensemble de l’année, qui devait donc probablement peu à l’épidémie. Ce tableau de bord peut donc être lu comme un point de départ d’avant le confinement, auquel nous comparerons les évolutions dans les prochaines vagues.