Well-Being Observatory

Who are we?

The Well-Being Observatory fosters and promotes research on subjective well-being in France. It gathers a network of researchers from many institutions, relying on quantitative approaches to subjective well-being, its measurement and factors, such as health, education, relationships, trust, etc.

We especially strive to document and understand the evolution of subective well-being in France, through time, economic cycles, as well as gapts between social groups or territories. We promote subjective well-being as a key tool for the design and evaluation of public policy, following the insights of the 2008 Stiglitz-Sen-Fitoussi Commission.

We disseminate research results through Notes intended to a broad audience of academics, professionnals, people working in administrations and in the private sector. To our network of researcher, we provide a service of curation through a newsletter and we establish points of contact between researchers and administrations. Due to our focus on France, our main publications are in French.

Recent research

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2020-05 : Le Bien-être des Français – Mars 2020

Réalisée début mars, notre enquête trimestrielle su le bien-être en France donne l’image d’une population encore peu inquiète des conséquences d’une épidémie qui ne semblait alors toucher que la Chine et l’Italie. Les répondants avaient alors une opinion plutôt positive de leur situation et de leurs perspectives individuelles. Leur opinion négative quant à l’avenir du pays dans son ensemble et leur moral au quotidien plutôt en berne ne faisaient que poursuivre un mouvement installé sur l’ensemble de l’année, qui devait donc probablement peu à l’épidémie. Ce tableau de bord peut donc être lu comme un point de départ d’avant le confinement, auquel nous comparerons les évolutions dans les prochaines vagues.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2020-04 : Les Français et la science

En 2018, la France se découvrait le pays d’Europe le plus sceptique à l’égard des vaccins. À bien des égards, cette question a révélé la tension qui existe dans le pays entre une bonne image globale de la science et un niveau élevé de défiance dès qu’on touche à l’action publique. Alors que peu de Français se défient des conseils donnés par le personnel médical, les messages de santé publique sont reçus avec nettement plus de réserve dès lors qu’ils émanent du gouvernement – ce qui n’est évidemment pas sans conséquence sur la gestion de la situation de pandémie au moment de la rédaction de cette note. Les scientifiques dans leur ensemble sont également exposés à cette défiance. Si une très grande majorité des Français ont confiance dans les bonnes intentions de celles et ceux qui travaillent dans la recherche publique, ils sont près d’un tiers à ne pas leur faire confiance pour dire de manière transparente qui les finance.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2020-02 : Le Bien-être des Français – Décembre 2019

Alors que la vague de décembre 2018 avait affiché une nette dégradation des principaux indicateurs de bien-être, que nous avions mise en relation avec la crise des Gilets jaunes, celle de décembre 2019 ne porte qu’une trace limitée du conflit social concernant la réforme des retraite. La satisfaction dans la vie et la perception de l’avenir personnel restent à leurs niveaux observés depuis le début de l’année, tandis que le sentiment d’être heureux et l’exposition à l’agression, plus en prise avec l’environnement immédiat, se détériorent. Les indicateurs relatifs à la situation de long terme demeurent à des niveaux plus faibles que ceux observés depuis 2017, traduisant un pessimisme durable dans les perspectives d’avenir collectif – le projet de réformes des retraites ne semble pas avoir sur ce point suscité ni la perception d’une amélioration ni d’une dégradation de la situation de la prochaine génération en France.

Note de l'Observatoire du Bien-être n°2020-01 : Dimensions de la solitude en France

Un grand nombre de Français vivent dans une situation plus ou moins prononcée d’isolement social. 12 % des Français de seize ans passent régulièrement une semaine sans aucun contact avec leurs amis et leur famille, et 3 % plusieurs semaines. En septembre dernier, l’Insee a dressé un portrait socio-économique des personnes isolées, c’est-à-dire ayant peu ou pas de contacts avec leur famille et leurs amis. Ce travail montrait que l’isolement est associé à des indicateurs de fragilité économique, ainsi qu’à un bien-être fortement dégradé. Dans la lignée de leur travail, nous réalisons un portrait similaire, et croisé avec le leur, en nous intéressant aux personnes qui déclarent se sentir très souvent seules. Cette appréhension subjective de solitude ne recouvre que partiellement celle d’isolement, et nous donne à voir des segments de la population qui souffrent de solitude quand bien même ils entretiennent autant voire plus que la moyenne des contacts réguliers avec leur entourage. Notre analyse met ainsi en évidence que certaines de ces poches de solitude, à l’exemple des cités et grands ensembles, se situent dans des zones denses de la société, et procèdent de l’accumulation dans certains lieux ou populations des difficultés financières et sociales – exacerbées par le sentiment de n’avoir personne vers qui se tourner en cas de besoin. Au-delà de ces effets d’accumulation, nous mettons également en évidence des populations et lieux où la composition socio-démographique n’épuise pas la prévalence du sentiment de solitude, attestant de facteurs supplémentaires de fragilisation du lien social. Nous ajoutons également à l’analyse l’impact de l’isolement et de la solitude sur la satisfaction dans la vie et la confiance interpersonnelle, dont nous avons montré qu’elles structurent le paysage politique français. La solitude pèse lourdement sur la satisfaction, alimentant la tentation contestataire, tandis qu’isolement comme solitude pèsent sur notre capacité à faire confiance à autrui.

Note de l’Observatoire du Bien-être n°2019-08 : Le Bien-être des Français – Septembre 2019

La vague de septembre de notre enquête trimestrielle sur le bien-être subjectif s’inscrit largement dans la continuité des éditions précédentes : après une chute brutale en décembre 2018 sur fond de crise sociale, ces indicateurs retrouvent leurs niveaux moyens des trois dernières années. Ce retour au statu quo ante signifie également que les gains qui avaient été enregistrés pendant ou après l’élection présidentielle, en particulier sur la perception de l’avenir, ont été effacés. Ainsi, l’appréciation des perspectives de la prochaine génération en France retrouve ce trimestre son niveau bas de 2016. Par ailleurs, nous mettons en évidence quelques signes de fragilité. Si la satisfaction dans la vie s’est bien relevée depuis décembre 2018, la satisfaction vis-à-vis du niveau de vie n’a de son côté pas retrouvé son niveau antérieur : le pouvoir d’achat reste une préoccupation majeure, qui peut peser à terme sur les autres indicateurs. Le retour d’un pessimisme vis-à-vis de l’avenir collectif est également le signe d’espoirs déçus, qui affaiblissent d’autant le soutien potentiel aux réformes d’ampleur.