Newsletter de l’Observatoire du Bien-être n°44 – Juillet 2021

En ce début juillet, nous publions à quelques jours d’intervalle deux Notes. Dans la première, nous explorons ce que le panel 2011 de la DEPP nous apprend du bien-être des élèves de primaire, avec ses contrastes entre genre et catégories sociales. La deuxième, notre notre de conjoncture trimestrielle, relève un sentiment de retour à la normale en juin. La plupart de nos indicateurs affichent un rebond important après un mois de mars où le moral des Français était particulièrement en berne.

La DEPP d’une synthèse de leur travaux sur le bien-être des enseignants, qui vient faire le point sur plusieurs années et plus d’une dizaine de publications sur ce thème. Outre le très grand intérêt propre de ces résultats, qui jettent une lumière bienvenue sur les perceptions des enseignants quant à leur activité professionnelle, nous sommes évidemment très heureux de voir ainsi soulignée l’importance du bien-être subjectif dans l’accomplissement professionnel dans la fonction publique.

Parmi les nombreux articles que nous relevons ce mois-ci, l’un a déjà fait beaucoup parler de lui : en mobilisant l’European Working Conditions Survey, Soffia, Wood & Burchell testent empiriquement les principales thèses des Bullshit Jobs de D. Graeber. S’ils établissent bien un lien entre le sentiment de faire un travail inutile et une faible satisfaction de vie, les auteurs soulignent que cela ne concerne qu’une faible proportion des répondants, et que les métiers concernés ne sont pas principalement ceux visés par Graeber.

Observatoire

Estime de soi et performances scolaires en primaire : les enseignements du panel DEPP 2011

Après avoir exploré avec PISA le bien-être des élèves du secondaire, nous nous intéressons aux élèves du primaire au travers du panel 2011 de la DEPP. Dans cette Note, nous mettons en évidence une inversion dans les perceptions entre filles et garçons : alors que ces dernières sont un peu plus contentes d’elles-mêmes que les garçons à l’entrée en CP, elles le sont moins arrivées en CM2, et jugent moins favorablement leurs performances scolaires. Dans le même temps, les inégalités sociales de performances scolaires ne sont pas perçues par les élèves à l’entrée en CP, mais sont claires pour eux une fois arrivées en CM2. Dans les deux cas, nous documentons donc une mise en place au primaire de représentations liées au genre et à la catégorie socio-professionnelle.

Dylan Alezra, Elizabeth Beasley, Sarah Flèche, Mathieu Perona, Claudia Senik, « Estime de soi et notes en primaire », Observatoire du Bien-être du Cepremap, n°2021-06, 05 juillet 2021

Le Bien-être des Français – Juin 2021

Alors que le mois de mars représentait un point bas dans de nombreuses dimensions du bien-être des Français, le mois de juin est celui du soulagement. Les principaux indicateurs de bien-être retrouvent leur niveau habituel d’avant la pandémie, tandis que le sentiment d’avoir été heureux la veille est à son plus haut depuis le début de notre enquête.

Si tout n’est pas complètement revenu à la normale – nous constatons des contrastes dans les évolutions en fonction des niveaux de diplôme, du genre ou de la présence d’enfants dans le ménage, ce mois de juin apparaît avant tout comme celui d’un soulagement heureux.

Mathieu Perona, « Le Bien-être des Français – juin 2021 », Observatoire du Bien-être du Cepremap, n°2021-07, 12 juillet 2021.

Bien-être des enseignants : que nous apprennent les données de la DEPP ?

La DEPP a publié en juin une remarquable synthèse de ses travaux sur le bien-être des enseignants. Rassemblant les résultats de 16 publications récentes dans un format accessible, ce document de travail fait un point extrêmement utile sur ce que les enquêtes de la DEPP rélèvent sur la satisfaction professionnelle, le sentiment d’efficacité et l’appréciation de leurs conditions de travail des enseignants français.

Axelle Charpentier, Élise Dion, Pascaline Feuillet, « Bien-être des enseignants : que nous apprennent les données de la DEPP ? », Synthèses, Document de travail 2021.S01, juin 2021.

Insee

Fusion des régions : quels effets perceptibles par la population ?

Résumé : Afin de simplifier le « millefeuille territorial » et d’atteindre une taille régionale suffisante à l’échelon européen, un redécoupage des régions a été décidé en 2015, impliquant la fusion des 22 anciennes régions administratives de France métropolitaine en 13 nouvelles régions. En vigueur depuis le 1er janvier 2016, ce découpage a été effectué de manière à réduire les disparités interrégionales en fusionnant notamment de grandes régions, « absorbantes », sur un plan administratif ou économique, avec des régions plus petites, « absorbées ». Dans le même temps, les compétences des nouvelles régions ont été élargies par la loi NOTRé. Une analyse portant sur les évolutions comparées du bien-être déclaré par les habitants des différentes régions concernées suggère, d’une part, que la fusion n’a pas eu d’impact négatif, et, d’autre part, que l’absorption a eu un impact positif à court terme. Les effets obtenus sont particulièrement prononcés pour une population plus mobile sur le marché du travail. Au niveau macroéconomique, le taux de chômage a davantage diminué dans les régions ayant fusionné. Ces éléments suggèrent que l’effet taille des nouvelles régions a pu favoriser un certain dynamisme économique ayant plus que compensé un éventuel sentiment d’appartenance régionale.

Lionel Wilner, « Fusion des régions : quels effets perceptibles par la population ? », Note IPP n°71, Juin 2021

Satisfaction générale dans la vie et satisfactions particulières

Résumé : Chaque année, la satisfaction relative aux conditions de vie est mesurée à travers six questions dans l’enquête Statistiques sur les ressources et conditions de vie (SRCV) : la satisfaction relative au logement, aux loisirs, au travail, aux relations avec la famille et les amis font chacune l’objet d’une question spécifique tandis qu’une sixième question porte sur la satisfaction relative à la vie que l’on mène actuellement, souvent dénommée « satisfaction dans la vie en général » ou « satisfaction générale dans la vie ». Il s’agit très souvent de l’unique question mobilisée dans les études portant sur la satisfaction : cela fait a priori sens dans la mesure où la vie semble englober l’ensemble des dimensions que l’on pourrait imaginer questionner en détail. Dans ce travail, nous montrons d’abord que le construit « satisfaction » sous-jacent aux cinq sousdimensions étudiées est bidimensionnel, opposant une composante plutôt matérielle (logement, travail et loisirs) à une autre plus relationnelle (famille et amis), cette dernière expliquant une part de variance nettement plus grande que la première. Ensuite, nous montrons que la variance des réponses à la question « satisfaction générale dans la vie » est surtout expliquée par la composante matérielle du construit et qu’elle se révèle un mauvais proxy du construit bidimensionnel de satisfaction : autrement dit, utiliser la question sur la satisfaction dans la vie en général comme mesure synthétique de la satisfaction revient peu ou prou à s’intéresser à la satisfaction relative aux conditions matérielles de vie et très peu aux relations sociales. Enfin, nous montrons que le construit bidimensionnel de satisfaction présente une invariance métrique mais non scalaire du point de vue de l’âge, et de la taille d’unité urbaine et une invariance métrique seulement partielle du point de vue du niveau de vie. Cela autorise à comparer des coefficients de corrélation impliquant les facteurs latents sous-jacents aux items de satisfaction entre des groupes définis par ces critères d’âge ou de lieu de résidence, mais pas de niveau de vie. Dans tous les cas, les moyennes des facteurs latents entre groupes ne peuvent être comparées avec fiabilité. En toute rigueur, cette importante limite implique qu’il est également difficile de comparer les niveaux moyens de chacune des variables de satisfaction entre des sous-populations définies par ces critères ; cette restriction vaut aussi pour la satisfaction générale dans la vie.

Stéphane Legleye, Alexandra Rouquette, « Satisfaction générale dans la vie et satisfactions particulières, Structure, interprétation et comparabilité entre populations », Document de travail Insee, F2021-02, 10 mai 2021

Enquêtes

ESS web panel waves 4 & 5 modules

The modules included in he waves 4 & 5 of the web (CRONOS-2) panel have been selected:

Wave 4: Beginning and end of life, technocracy and populism, Societal development aims

Wave 5: Trust in scientific disciplines, Public attitudes towards government information during the pandemic, Coronavirus pandemic’s effet on mental health, Ostracism.

Les réponses à ces modules seront collectées enter mars et septembre 2022.

OCDE

L’OCDE a publié le 1er juillet dernier un nouveau cadre d’analyse, Measuring What Matters for Child Well-being and Policies, qui fait le point sur les besoins, enjeux et concepts dans la mesure du bien-être des enfants. Ce cadre souligne en particulier cinq piliers : un caractère multi-dimensionnel, la prise en compte de la situation actuelle mais aussi des perspectives d’avenir des enfants, évoluer avec leur âge, prendre en compte leur propre opinions et perceptions, inclure des éléments sur leur environnement et sur les politiques publiques de l’enfance.

Covid-19

Mental Health During the First Year of the COVID-19 Pandemic: A Review and Recommendations for Moving Forward

Abstract: COVID-19 has infected millions of people and upended the lives of most humans on the planet. Researchers from across the psychological sciences have sought to document and investigate the impact of COVID-19 in myriad ways, causing an explosion of research that is broad in scope, varied in methods, and challenging to consolidate. Because policy and practice aimed at helping people live healthier and happier lives requires insight from robust patterns of evidence, this paper provides a rapid and thorough summary of high-quality studies available through early 2021 examining the mental health consequences of living through the COVID-19 pandemic. Our review of the evidence indicates that anxiety, depression, and distress increased in the early months of the pandemic. Meanwhile, suicide rates, life satisfaction, and loneliness remained largely stable throughout the first year of the pandemic. In response to these insights, we present seven recommendations (one urgent, two short-term, and four ongoing) to support mental health during the pandemic and beyond.

Aknin, L. B., De Neve, J. E., Dunn, E. W., Fancourt, D., Goldberg, E., Helliwell, J., … Amor, Y. B. (2021, February 19). Mental Health During the First Year of the COVID-19 Pandemic: A Review and Recommendations for Moving Forward. https://doi.org/10.31234/osf.io/zw93g

Parents under Stress – Evaluating Emergency Childcare Policies during the First Covid-19 Lockdown in Germany

Abstract: What are the effects of school and daycare facility closures during the COVID-19 pandemic on parental well-being and parenting behavior? Can emergency childcare policies during a pandemic mitigate increases in parental stress and negative parenting behavior? To answer these questions, this study leverages cross-state variation in emergency childcare eligibility rules during the first COVID-19 lockdown in Germany and draws on unique data from the 2019 and 2020 waves of the German AID:A family panel. Employing a DDD and IV approach we identify medium-term ITT and LATE effects and find that while emergency care policies did not considerably affect parents’ life satisfaction, partnership satisfaction or mental health, they have been effective in diminishing harsh parenting behavior. We find partly gendered effects, specifically on paternal parenting behavior. Our results suggest that decreasing parental well-being likely constitutes a general effect of the pandemic, whereas the observed increase in negative and potentially harmful parenting behavior is largely directly caused by school and daycare facility closures.

Schüller, Simone and Steinberg, Hannah S., (2021), Parents under Stress – Evaluating Emergency Childcare Policies during the First Covid-19 Lockdown in Germany, No 9077, CESifo Working Paper Series, CESifo.

Lu sur le web

Colloque : Bonheurs et malheurs de l’agent économique

19e colloque international de l’Association Charles Gide, Université Paris I Panthéon-Sorbonne. 7-9 juillet 2022 : Bonheurs et malheurs de l’agent économique

Appel à communications

Long and Happy Lives

Le Happiness Research Institute danois a publié un nouveau rapport qui met en évidence le poids de l’isolement et de la solitude sur le bien-être des seniors en Europe. Mobilisant les données de l’enquête SHARE, ce rapport montre que l’impact en termes d’années de vie pondérées par le bien-être de la solitude est supérieur à celui des principales maladies physiques.

Présentation des principaux résultats et rapport.

Birkjær, M. & Kaats, M. (2021) Long and Happy Lives. Copenhagen: The Happiness Research Institute.

Alienation Is Not ‘Bullshit’: An Empirical Critique of Graeber’s Theory of BS Jobs

Abstract: David Graeber’s ‘bullshit jobs theory’ has generated a great deal of academic and public interest. This theory holds that a large and rapidly increasing number of workers are undertaking jobs that they themselves recognise as being useless and of no social value. Despite generating clear testable hypotheses, this theory is not based on robust empirical research. We, therefore, use representative data from the EU to test five of its core hypotheses. Although we find that the perception of doing useless work is strongly associated with poor wellbeing, our findings contradict the main propositions of Graeber’s theory. The proportion of employees describing their jobs as useless is low and declining and bears little relationship to Graeber’s predictions. Marx’s concept of alienation and a ‘Work Relations’ approach provide inspiration for an alternative account that highlights poor management and toxic workplace environments in explaining why workers perceive paid work as useless.

Soffia, M., Wood, A. J., & Burchell, B. (2021). Alienation Is Not ‘Bullshit’: An Empirical Critique of Graeber’s Theory of BS Jobs. Work, Employment and Society. https://doi.org/10.1177/09500170211015067

National surveys reveal disconnect between employees and employers around mental health need

Signe que la préoccupation pour la santé mentale des salariés est un thème émergent en entreprise, le cabinet de conseil McKinsey détaille dans un article public les résultats de leur enquête mettant en regard les perceptions des salariés et celles de leurs employeurs quant à l’existence, la connaissance et l’efficacité des dispositif de prise en charge de la souffrance mentale dans leur entreprise.

Erica Coe, Jenny Cordina, Kana Enomoto, Alex Mandel, and Jeris Stueland, “National surveys reveal disconnect between employees and employers around mental health need”, McKinsey & Company, 2021

Do You Really Want to Share Everything? The Wellbeing of Work-Linked Couples

Abstract: Work as well as family life are crucial sources of human wellbeing, which however often interfere. This is especially so if partners work in the same occupation or industry. At the same time, being work-linked may benefit their career success. Still, surprisingly little is known about the wellbeing of work-linked couples. Our study fills this gap by examining the satisfaction differences between work-linked and non-work-linked partners. Using data from the German Socio-Economic Panel (SOEP, 2019), we estimate the effect of working in the same occupation and/or industry on life satisfaction as well as satisfaction with four areas of life: income, work, family and leisure. In the process, we employ pooled OLS estimations and instrumental variable strategies, for instance based on the gender disparity in industries and occupations. Our results suggest that being work-linked increases satisfaction with life as well as income and job satisfaction. These findings are consistent with positive assortative matching and mutual career support between work-linked partners. Our conclusions concern hiring couples as a means of recruiting exceptional talent.

Hennecke, Juliane and Hetschko, Clemens, (2021), Do You Really Want to Share Everything? The Wellbeing of Work-Linked Couples, No 1127, SOEPpapers on Multidisciplinary Panel Data Research, DIW Berlin, The German Socio-Economic Panel (SOEP).

Weather-Related House Damage and Subjective Wellbeing

Abstract: Climate change is causing weather-related natural disasters to become both more frequent and more severe. We contribute to the literature that estimates the economic impact of these disasters by using Australian data for the period 2009 to 2018 to estimate the impact of experiencing weather-related house damage on three measures of subjective wellbeing. While there is some evidence that poor people experience a sizeable and statistically significant decrease in subjective wellbeing following weather-related house damage, we find little evidence of a significant or sizable effect on average. In contrast, we find that, on average, both separation and job loss have a large and statistically significant impact on subjective wellbeing.

Gunby, Nicholas and Coupé, Tom, (2021), Weather-Related House Damage and Subjective Wellbeing, Working Papers in Economics, University of Canterbury, Department of Economics and Finance.

Low-performing boys are particularly affected by family environment

Abstract: Modest gender gaps emerge in primary school, with girls tending to perform better than boys in reading tests, for example, and less likely to experience disciplinary incidents that result in suspension. This column uses data from the US state of Florida to examine why these modest gaps translate into large gender differences in later educational attainment, such as completing secondary education and enrolling in and graduating from tertiary education. It finds that early childhood family environment has differential effects on boys, and particularly those at the lower tails of the academic test score and attendance distributions.

David Autor, David Figlio, Krzysztof Karbownik, Jeffrey Roth, Melanie Wasserman, “Low-performing boys are particularly affected by family environment”, VoxEU,11 June 2021

A Multiple Cohort Study of the Gender Gradient of Life Satisfaction during Adolescence: Longitudinal Evidence from Great Britain

Abstract: This study is unique in exploiting 12 youth cohorts (aged 11–15) from the British Household Panel Survey (BHPS) and the UK Household Longitudinal Study (UKHLS) spanning 1996–2017 to investigate the gender gradient of adolescent life satisfaction. We find robust evidence of a cross-cohort gender gap particularly at the extremes of the adolescent life satisfaction distribution. Male adolescents are significantly more likely to report complete life satisfaction (by around 6%–14%) and females to report dissatisfaction (by around 3%–7%) indicating a higher female depression propensity. An intra-household gender gap is found for female adolescents raised with opposite sex siblings. Previous period life satisfaction is the strongest determinant of prospective higher self-reported male satisfaction levels.

Chrysanthou, G.M. (2021), A Multiple Cohort Study of the Gender Gradient of Life Satisfaction during Adolescence: Longitudinal Evidence from Great Britain. Oxf Bull Econ Stat. https://doi.org/10.1111/obes.12446

Happiness, Domains of Life Satisfaction, Perceptions, and Valuation Differences across Genders

Abstract: Happiness is strongly associated with goal attainment, productivity, mental health and suicidal risk. This paper examines the effect of satisfaction with areas of life on subjective well-being (SWB), the importance of relative perceptions compared to absolute measures in predicting overall life satisfaction, and differences in the domains of life which have the greatest impact on happiness of men and women. The findings suggest that relative perceptions have a large statistically significant effect on SWB. Satisfaction with family life and health have the largest while satisfaction with income has the lowest impact on overall SWB for both genders. Work satisfaction is more important for men than for women, whereas partner’s happiness is more valued by female respondents. Satisfaction with household compared to personal income has a larger effect on SWB in all subsamples except employed women. Understanding the perceived and factual determinants of happiness has urgent implications in the context of the detrimental impact of the Covid-19 outbreak on SWB.

Milovanska-Farrington, Stefani and Farrington, Stephen, (2021), Happiness, Domains of Life Satisfaction, Perceptions, and Valuation Differences across Genders, No 1128, SOEPpapers on Multidisciplinary Panel Data Research, DIW Berlin, The German Socio-Economic Panel (SOEP).

Happiness and Migration

Abstract: A subjective well-being angle has emerged as an important new frontier to advance the understanding of the causes and consequences of migration. The purpose of this chapter is to organize and take stock of this emerging literature on the bi-directional relationship between migration and happiness by reviewing the available literature from a global perspective. The literature review covers both international migration and internal migration and considers the outcomes of various stakeholders (migrants, hosting communities, and family members left behind). The literature documents ample evidence that happiness plays an important role in migration decisions, with relatively unhappy people moving to happier places, even after accounting for standard predictors of migration. In some contexts, internal migrants experience a pre-migration happiness dip. Most international migrants gain happiness from migration, hosting populations tend to experience a mixed but small impact, and family members staying behind generally experience a positive impact on evaluative well-being but not emotional well-being. However, the outcomes are strongly context-dependent and important differences exist between individuals. The impact of migration is much smaller for internal migrants. Overall, the current evidence suggests that migration contributes to a happier world because of the generally positive effects on migrants and the marginal effects on hosting communities.

Hendriks, Martijn and Burger, Martijn J., (2021), Happiness and Migration, No 842, GLO Discussion Paper Series, Global Labor Organization (GLO).

Effectiveness, Spillovers, and Well-Being Effects of Driving Restriction Policies

Abstract: We study the effectiveness, spillovers, and well-being effects of low emission zones in Germany, an emission-intensity-based driving restriction rapidly growing in popularity. Using regression discontinuity and group-time difference-in-differences designs, we show that previous estimates of the policy’s impact on traffic-related air pollution significantly underestimate its effectiveness. We provide evidence of beneficial and harmful policy spillovers to neighboring areas, and increases in ozone due to changes in the chemical balance with precursor contaminants. Policy effects are heterogeneous by season, with greater decreases in traffic pollutants during winter and increases in ozone during spring and summer. Using individual-level data from the German Socio-Economic Panel, we further find that the policy decreases subjective well-being despite clear evidence of health benefits. The decline in well-being is especially pronounced in the first year after policy implementation and is transitory.

Sarmiento, Luis, Wägner, Nicole and Zaklan, Aleksandar, (2021), Effectiveness, Spillovers, and Well-Being Effects of Driving Restriction Policies, No 1947, Discussion Papers of DIW Berlin, DIW Berlin, German Institute for Economic Research.